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Exposition "la vie en banlieue"
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Exposition "la vie en banlieue"

Organisée par l'association Eureka, cette exposition vise à montrer les productions des enfants membres de l'association. Lors d'ateliers écriture et bande dessinée, ils ont exprimés comment ils perçoivent la vie en banlieue
Du 20/06/2017 au 01/07/2017

Découvrir Goussainville

Histoire de Goussainville

Découvrez toute l'histoire de Goussainville

Préhistoire

Dans les carrières de Goussainville et des environs (Fosses, Le Plessis-Gassot…) foisonne toute une faune de coquillages fossilisés, notamment des huîtres, dont les origines remontent à plusieurs millions d'années.
D'autre part, trouvés en surface de terres cultivées, de nombreux silex taillés, outils et armes rudimentaires tels que grattoirs, haches et pointes de flèches, outillages agricoles du Paléolithique au Néolithique témoignent de la présence d'hommes préhistoriques dans la région depuis 100 000 ans.

Époque gallo-romaine

Des fouilles dans les plaines environnantes ont mis au jour des thermes, des cimetières, des fosses-dépotoirs de villas gallo-romaines du Ier au Ve siècle. Des monnaies romaines ont notamment été découvertes dans des jardins du village.

D'autres preuves matérielles, comme des fragments de poteries, de céramiques, de tuiles à rebord et d'amphores, confirment l'existence à cette époque d'une petite agglomération rurale et agricole, où se trouvaient probablement mélangées des populations d'origines gallo-romaine et germanique.

Époque mérovingienne (448-751)

L'origine du nom de Goussainville remonte probablement à cette époque où les domaines ruraux prenaient généralement le nom de leurs propriétaires.

Ce domaine qui s'appelait alors « Gunsanevilla », c'est-à-dire « villa de Gunsana » (ou Chusana ?), pourrait avoir appartenu à l'une des épouses de Clotaire Ier, fils de Clovis et roi des Francs de 511 à 561.

Époque carolingienne (751-987)

La plus ancienne charte où il est fait mention de Goussainville date du . Rédigée par les moines de l'abbaye de Saint-Denis, alors propriétaire des terres, elle concernait des redevances en nature à fournir par les paysans à cette abbaye. Une deuxième charte semblable est approuvée par le roi Charles le Chauve le .

XIIe siècle

Dans une charte de 1125, Gazon de Burote jouissait d'un fief sur l'église, qu'il tenait de Mathieu le Bel. Il s'agit de la partie romane de l'église Saint-Pierre et Saint-Paul dont il ne reste aujourd’hui que les deux travées du collatéral sud sous le clocher.

En 1137 apparaît le nom de Rocius, seigneur de « Gunsanevilla », qui fit don d'une partie des terres de son fief à l'abbaye du Val, près de Mériel. Ce don est celui du lieu-dit la Grange des Noues où les moines cisterciens construiront une ferme avec grange (charte de Louis VII). La grange actuelle et le bâtiment d'habitation datent des XVIIe et XVIIIe siècles.

XIIIe siècle

Au XIIIe siècle, les seigneurs locaux portent le nom de Goussainville, comme l’attestent leurs sceaux ou leurs blasons. On peut ainsi citer Gachon de Gunseinvilla en 1221, Renaud de Gunsonville en 1238, Guyard de Gonseilla en 1247....

Certains blasons, se présentant sous la forme d'un écu triangulaire orné d'une croix signalent leur participation aux croisades sous Saint Louis.

XIVe et XVe siècles

En 1331, pendant la guerre de Cent Ans, Guy de Goussainville perd la moitié de ses terres au profit du roi Philippe VI de Valois qui les donne à Charles de Montmorency. Les descendants de Guy s'allieront avec la famille d'Aunoy et la seigneurie ne sera de nouveau réunie qu'en 1468, lorsque Catherine de Montmorency épousa Philippe d'Aunoy.

Du XVIe siècle à la Révolution

En 1520, Anne Baillet, petite-fille des seigneurs précédents, épouse Aimar de Nicolay, premier président de la Cour des comptes. À partir de 1550, les Nicolay, grâce à leur importante fortune, entreprirent l'agrandissement de l'église Saint-Pierre-Saint-Paul, dans le style Renaissance.

L’influence du château d'Écouen, construit à la même époque, se fait sentir, notamment dans l'ordonnance du retable, pièce maîtresse de l'église. Les travaux se poursuivirent jusqu'au XVIIe siècle. Les tombes les plus remarquables sont celles des seigneurs de Goussainville et des fermiers de la Grange des Noues. Sous l'édifice, se trouvent d'anciennes caves du château dont l'une est voûtée d'ogives.

Louis XIV, fait ériger Goussainville en marquisat en faveur de Nicolas de Nicolay, en 1645, qui nommé marquis fit construire un pigeonnier, fondre une cloche pour l'église du nom de sa fille Nicole-Élisabeth. Son petit-fils Aîmar Jean projeta d'édifier un nouveau château, mais le déclin de sa fortune ne lui permit pas de le réaliser à l'exception des écuries.
Le blason des marquis de Nicolaï fut adopté plus tard comme emblème de la commune.

Pendant la Révolution, le « cahier de doléances » de Goussainville fut soumis aux états généraux de 1789. Les Goussainvillois se plaignaient des lapins qui dévastaient leurs cultures, des impôts, des corvées et du problème du transport des récoltes.

Sous la Terreur, les cercueils en plomb des seigneurs furent sortis de l'église et fondus, les emblèmes religieux et seigneuriaux détruits, les cloches fondues à l'exception d'une seule, l'église transformée en temple de la Raison, les biens de l'église vendus ainsi que ceux des émigrés, le curé obligé de prêter serment. Aymard Chrétien de Nicolaï et Aymard Charles François de Nicolaï moururent sur l'échafaud le 9 floréal an II et leurs biens furent confisqués au profit de la Nation.

XIXe et XXe siècles

Aymard-François de Nicolaï, comte d'Empire, chambellan de Napoléon Ier et dernier seigneur de Goussainville fut le maire de la commune de 1807 à 1812.
Le domaine seigneurial fut vendu par ses héritiers à M. Théodore Frapart qui fit bâtir vers 1860 une maison bourgeoise dans le parc de l'ancien château. Ses héritiers sont toujours en possession des écuries. En 1866 l'abbé Morel, curé de Goussainville créa une confrérie des dames de sainte Geneviève.
En 1870, les Prussiens occupèrent Goussainville, détruisirent une partie des archives de la commune, incendièrent des maisons et la distillerie.
Rappelons que jusqu'au milieu du XIXe siècle Goussainville se limitait au village et à la Grange des Noues. La création de la ligne de chemin de fer amena des activités artisanales et industrielles près de la gare. En 1905 une sucrerie, du groupe Beghin-Say fut ouverte qui fonctionna pendant 80 ans et marqua fortement l'histoire de la ville et son peuplement par l'apport de main-d'œuvre saisonnière.
Vers 1913, avec la création d'un premier lotissement au lieu-dit la Chapellerie débute la transformation progressive d'un village rural de 600 habitants en une ville de 30 000 habitants un siècle plus tard.
D'août à décembre 1914, le 69e régiment d'infanterie s'installe à Goussainville5 puis un cantonnement est établi dans le village pour des soldats au repos et à l'entraînement. Trente-deux garçons de Goussainville sont morts pour la France dans les tranchées dont quatre d'une même famille. Après la guerre, un monument aux morts fut inauguré par le maire et conseiller général Ernest Harmand.

En 1923, les terres de la Grange des Noues sont divisées en parcelles de 400 m2 et vendues à des ouvriers et petits épargnants. Il s'agit d'une grosse opération immobilière puisque 5 000 lots trouvent acquéreurs. En vingt ans, dans l'entre-deux-guerres, le village s'est transformé en ville de 7 000 habitants. En 1927, l'abbé Mercier construisît lui-même la chapelle Saint-Michel, grâce à une souscription et l'aide de ses paroissiens. L’église actuelle, située sur le même emplacement, fut érigée en 1956. Elle est remarquable par ses vitraux, son chemin de croix en ardoise et son baptistère. La Seconde Guerre mondiale fut également meurtrière avec dix-neuf déportés ou fusillés, dont une famille. Après la guerre des grands ensembles se construisirent pour faire face aux nombreuses demandes de logements, d'abord les HLM de la gare (1959), puis la Cité Ampère (1966), les Grandes Bornes (1968). Cette urbanisation s'accompagne de la construction de la salle Paul-Éluard, du théâtre, de gymnases et de nouvelles écoles.

La mairie du village fut transférée en 1964 au centre de la nouvelle ville, place de la Charmeuse dans une ancienne maison, puis en 1995 un nouvel hôtel de ville fut bâti pour mieux répondre aux besoins d'une ville importante.
La création de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle provoqua le déclin du village ancien, celui-ci se trouvant soudain dans l'axe d'une piste et d'une zone de nuisances sonores très élevées. Les habitants ont déserté les lieux, par décret, Aéroports de Paris a dû obligatoirement acheter les maisons mises en vente et les conserver (il ne s'agissait donc pas à proprement parler d'expropriations), la proximité d'une église classée Monument historique interdisant leur démolition.

Le , pendant le Salon du Bourget un Tupolev 144 s'écrase sur la ville, détruisant une quinzaine de maisons, une école — heureusement fermée ce jour-là — tuant les six membres d'équipage et huit personnes au sol.

La vie économique goussainvilloise a d'ailleurs évolué pour partie, une grande part des entreprises implantées dans la localité depuis le milieu des années 1970 ayant occupé des emplacements qui ne pouvaient plus être utilisés pour le développement urbain.

Plus de 5 200 emplois privés sont répertoriés sur Goussainville, au sein d'un tissu de nombreuses petites entreprises, la plus importante ne comptant en effet qu'un peu plus de 200 salariés.

La proximité de l'aéroport de Roissy Charles-d- Gaulle se traduit par l'implantation d'entreprises de service dont l'activité dépend pour partie de celle de la plate forme, notamment dans le domaine du gardiennage, principal pourvoyeur d'emplois locaux avec les différents segments de l'hôtellerie et de la restauration.

L'activité commerciale de Goussainville est toutefois réelle, la ville ayant une population relativement importante et se trouvant, en outre, aux limites de l'agglomération parisienne - de sorte que la zone de chalandise des commerces locaux couvre certaines des communes rurales ou en voie d'urbanisation du pays de France.

 

Source : Wikipedia

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